Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- La façade en grès de la maison 507
- Les pilastres corinthiens
- Le fronton triangulaire
- Le double perron
L’histoire du lieu
Le tournant de Herengracht près de l’Amstel fut surnommé le Coude d’or, car les Amstellodamois les plus fortunés s’installèrent sur les nouvelles parcelles. Ils étaient autorisés à acheter deux parcelles voisines, si bien que les maisons y devinrent deux fois plus larges que la normale, avec de profondes cours et des jardins. La façade en grès de la maison cinq cent sept repose encore sur une structure du dix-septième siècle : des pilastres corinthiens l’encadrent avec un fronton triangulaire, tandis qu’un double perron remanié plus tard mène à l’entrée.
Le trente et un janvier mille six cent quatre-vingt-seize, une foule arracha un poteau de réverbère devant la maison située au cinq cent sept Herengracht et l’abattit contre la porte d’entrée. À l’intérieur gisait malade Jacob Borel, bourgmestre, l’un des quatre chefs de la ville d’Amsterdam, qui cherchait à instaurer un nouveau système funéraire.
Jusque-là, les funérailles étaient organisées par des régisseurs privés, appelés aansprekers. Ils annonçaient les décès, invitaient les gens à la cérémonie et recevaient de l’argent de la famille du défunt. Borel et le conseil municipal décidèrent de les remplacer par des employés nommés et de prélever un impôt sur les enterrements. Les aansprekers risquaient de perdre leurs revenus. Ils répandirent la rumeur que les pauvres seraient désormais enterrés sans la moindre dignité, comme on jette les ordures.
La rumeur se propagea dans une ville où le travail se raréfiait et où les impôts augmentaient. Les gens soupçonnaient que les nouveaux emplois rémunérés iraient à des connaissances des dirigeants municipaux. En quelques jours, le différend des organisateurs de funérailles se transforma en émeute, et ses participants vinrent précisément ici : Borel était considéré comme l’auteur de la décision détestée.
Les voisins eurent le temps de le faire sortir par la porte arrière. La foule enfonça l’entrée, brisa le mobilier, emporta les objets de valeur et jeta les meubles et les ustensiles domestiques dans le canal. La garde municipale ouvrit le feu. Après la répression de l’émeute, quarante-huit personnes furent arrêtées, vingt-deux furent condamnées et douze furent pendues. Borel survécut, mais le conseil municipal n’introduisit jamais l’impôt qui avait tout déclenché.
Sa maison se trouvait dans le quartier le plus cher du nouvel Amsterdam. À partir de mille six cent soixante-deux, Herengracht fut prolongé vers l’Amstel, et les parcelles de ce coude furent réservées aux acheteurs les plus riches. Ici, ils étaient autorisés à acheter deux parcelles voisines ; c’est pourquoi apparurent des maisons deux fois plus larges que la normale, avec de profondes cours et des jardins. Les immenses fortunes des habitants donnèrent à cet endroit le nom de Gouden Bocht, le Coude d’or.
La maison cinq cent sept a conservé la structure du dix-septième siècle de sa façade en grès : des pilastres corinthiens et un fronton triangulaire. L’encadrement de l’entrée et le double perron furent remaniés plus tard. Devant cette façade, la foule remplit autrefois l’eau de Herengracht des biens du bourgmestre qui voulait percevoir un impôt municipal sur les funérailles d’autrui.
Sur place
Le quai et les ponts sont accessibles comme espace public, à toute heure.
Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.La meilleure vue d’ensemble s’ouvre de l’autre côté de l’eau : choisissez un endroit où vous pouvez comparer plusieurs maisons à la fois, sans occuper le bord de la chaussée ni la piste cyclable.
