Étape 1 sur 8

Place de la République

Հանրապետության հրապարակ

Ici, le centre administratif conçu deviendra le lieu où l’on exigera pour la première fois que la mémoire revienne dans la vie publique.

20 min
La Maison du gouvernement en tuf rose sur la place de la République
Gerd Eichmann · CC BY-SA 4.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
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0 sur 8 terminé

Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • La Maison du gouvernement avec sa tour d’horloge
  • Le tracé ovale de la place
  • Le bâtiment des musées
  • Les grandes rues qui convergent vers la place

L’histoire du lieu

Taille du texte

Le plan général d’Erevan est inscrit dans la pierre autour de la place : Alexander Tamanyan réserva cet emplacement au centre administratif avant même que l’ensemble n’acquière son aspect habituel. La Maison du gouvernement fut construite en premier, et sa ligne courbe, sa hauteur et ses arcades répétées devinrent la mesure des façades voisines. Après la mort de l’architecte, d’autres architectes poursuivirent le travail ; ils durent rapporter les nouveaux bâtiments à l’arc déjà défini. C’est pourquoi les arcades du bâtiment gouvernemental et la façade des musées appartiennent à un même long chantier, achevé non par un seul auteur.

La place se compose de deux espaces aux fonctions différentes. Une voie ovale répartit la circulation entre les grandes rues, tandis que le long bassin devant les musées transforme l’autre moitié en salle de spectacle à ciel ouvert. Le bâtiment rose à tour d’horloge abrite le gouvernement de la République d’Arménie ; la République dans le nom de la place désigne bien l’État dont les institutions sont réunies autour d’elle. En face, le Musée d’histoire d’Arménie et la Galerie nationale d’Arménie se trouvent dans un même bâtiment.

Cet ordre a été établi par Alexander Tamanyan. En mille neuf cent vingt-quatre, l’architecte y installa le centre administratif du nouveau plan général d’Erevan. On commença par la Maison du gouvernement : sa courbe détermina le tracé de la place, et la hauteur ainsi que le rythme de ses arcades devinrent une contrainte pour ceux qui concevraient plus tard les autres bâtiments. Tamanyan mourut alors que l’ensemble ne se composait encore que de parties inachevées. D’autres architectes achevèrent les constructions environnantes, mais ils durent répondre à la façade déjà construite.

Le bassin apparut devant les musées en mille neuf cent cinquante-trois et ne fut d’abord qu’une fontaine ordinaire. Seize ans plus tard, le radioélectronicien Abram Abramyan, docteur ès sciences techniques et professeur qui gagnait sa vie par la recherche et l’enseignement, s’installa à Erevan en venant de Kharkiv. Le Comité exécutif municipal chargea son équipe de préparer la fontaine pour le cinquantième anniversaire de l’Arménie soviétique. Abramyan se consacra à une tâche pour laquelle l’hydraulique seule ne suffisait pas : il fallait relier les pompes, l’éclairage et un enregistrement musical par une automatisation commune.

L’erreur ne se serait pas révélée dans un laboratoire. Toute la principale place l’aurait vue lors de la présentation du jubilé. Les ingénieurs firent de la musique l’élément qui commandait le système : la hauteur des jets, le volume sonore et le changement de couleur en dépendaient. En mille neuf cent soixante-dix entra en service la première fontaine automatique de ce type, associant couleurs et musique, de toute l’URSS.

Après la mise en service à Erevan, Moscou, Batoumi, Sotchi et Kharkiv commandèrent à l’équipe des complexes semblables. Un modèle en fonctionnement fut présenté à Buenos Aires et, en mille neuf cent soixante-dix-huit, Abramyan et ses collaborateurs reçurent le Prix d’État de la RSS d’Arménie pour les sciences et les techniques. Pour les ingénieurs, ce travail annexe à leurs activités d’enseignement universitaire devint une profession à part entière.

L’ancienne automatisation n’est pas parvenue jusqu’à nos jours : les pompes, les tuyaux et le système de commande ont été remplacés à plusieurs reprises, surtout lors de la grande reconstruction du début du vingt et unième siècle. Mais le bassin est resté devant la même façade des musées, et le lien imaginé par l’équipe d’Abramyan s’est conservé au sens littéral : le jour, la place administrative accueille la circulation et les cérémonies officielles ; le soir, sa moitié des musées redevient une salle de spectacle.

Sur place

Temps sur place20 min
Point suivantavenue du Nord
Entréeà l’extérieur, accès libre

Espace urbain ouvert ; accès possible à toute heure, certains secteurs peuvent être fermés pour des cérémonies et des événements.

Vérifié : 24 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Faites le tour de la place par son bord : sa forme et les variations de teinte de la pierre se remarquent plus facilement en marchant.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Contournez le bâtiment des musées et gagnez l’avenue piétonne.

Étape 1 sur 8Ensuite : avenue du Nord

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Erevan de Tamanyan : de la place de la République au Matenadaran » — 8 étapes, 3,3 km, 4 h 20 min.

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