Étape 5 sur 7

Patio Bellavista

Patio Bellavista

Ici, vous verrez comment d’anciens terrains d’imprimerie ont été réunis en un quartier piétonnier ouvert.

15 min
Cour intérieure du Patio Bellavista, avec terrasses et passages.
Robert Cutts · CC BY 2.0; cropped/resized for app
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Façades sur rue conservées
  • Passages de l’ancien cité
  • Place intérieure
  • Anciens murs de brique

L’histoire du lieu

Taille du texte

L’actuel Patio Bellavista occupe un terrain que Patricio Jadue avait réuni pour une tout autre activité. Jadue dirigeait l’entreprise Salo : elle imprimait des albums pour autocollants de collection, produisait des cartes et les distribuait dans toute l’Amérique latine. Ses bureaux, ses entrepôts et son atelier d’imprimerie se trouvaient ici. En mille neuf cent quatre-vingt-sept, l’imprimerie ajouta quatre terrains voisins à ses deux propriétés. Ces six parcelles urbaines distinctes finirent ainsi par représenter près d’un quart de l’îlot, soit assez d’espace pour le papier, les presses et les camions.

Derrière les façades sur rue subsistaient alors des maisons du début du vingtième siècle, des ateliers et un cité chilien, une rangée de petits logements desservis par un passage commun. Chaque famille disposait d’une chambre, d’une cuisine, d’une salle de bains et d’une minuscule cour. Dans l’un des hangars voisins se trouvait une grande presse. Au début des années deux mille, une partie des locaux était occupée par des garages automobiles, des entrepôts et des parkings.

En deux mille, Jadue quitta Salo et commença à décider quoi faire des biens immobiliers qu’il avait réunis. Une option prévoyait de démolir les maisons basses et de construire des tours d’habitation au-dessus d’un niveau commercial. Jadue la refusa. En France, il avait vu des quartiers où restaurants, boutiques et ateliers donnaient sur une place commune, et des architectes de l’organisation locale Ciudad Viva proposaient d’ouvrir l’intérieur de l’îlot aux piétons. En deux mille quatre et deux mille cinq, Jadue acheta encore six terrains et commanda le projet d’un centre gastronomique et culturel.

Les banques jugèrent l’entreprise trop risquée et refusèrent de lui prêter de l’argent. Jadue commença à construire avec ses propres fonds. Quatre mois plus tard, il interrompit les travaux : le petit boulevard autour de l’ancien cité risquait de ne pas rassembler assez d’établissements pour attirer des habitants d’autres quartiers et des étrangers. Un mois plus tard, Jadue reprit le chantier et choisit une option plus coûteuse : relier tout le terrain par des passages allant de la rue Constitución à la rue Pío Nono et aménager une place au milieu.

Les architectes démolirent les murs entre les anciennes propriétés, consolidèrent les maisons et restaurèrent le cité de mille neuf cents. Il fut impossible de conserver le bâtiment fragile qui abritait la presse : ses murs en adobe détrempés risquaient de s’effondrer. En revanche, les façades extérieures et une partie des murs intérieurs en brique furent conservées, et le nouveau parcours traversa les anciennes cours et les locaux de production.

En janvier deux mille six, le Patio Bellavista ouvrit. Cinq ans plus tard, quatre-vingt-dix petites entreprises y étaient installées : restaurants, bars, magasins, librairie, théâtre et ateliers d’artisanat. Jadue eut le temps de réaliser encore plusieurs agrandissements, puis transmit progressivement la gestion à ses enfants.

Le hangar de l’imprimerie n’existe plus ici. Il en reste l’organisation du terrain : les entrées percées dans les anciennes façades continues mènent à des passages qui convergent vers la place intérieure. Le mot « patio » dans le nom est littéral : les tables des restaurants et les boutiques ont occupé les cours des maisons que Jadue avait ajoutées pendant des années à son imprimerie.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantTerraza Bellavista
Entréeaccès libre ; établissements selon leurs propres règles

Patio Bellavista : du dimanche au mercredi jusqu’à 01:00, du jeudi au samedi jusqu’à 03:00. Certains restaurants, magasins, cuisines et événements peuvent avoir d’autres horaires.

Vérifié : 1 juillet 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Vous pouvez entrer dans les espaces communs pour l’architecture, sans commander à manger. Les restaurants, magasins et ateliers ont des règles et des horaires différents.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Revenez à la station de pierre et montez en funiculaire jusqu’à la Terraza Bellavista.

Étape 5 sur 7Ensuite : Terraza Bellavista

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Bellavista et Cerro San Cristóbal : du seuil de la ville au sommet » — 7 étapes, environ 5,9 km à pied + funiculaire, 2–4 heures.

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