Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Passerelles en bois
- Volées d’escaliers
- Supports en béton armé
- Mur de la Citadelle de Québec
L’histoire du lieu
Les passerelles et les escaliers en bois de la promenade des Gouverneurs ne faisaient pas partie de la forteresse. C’est un itinéraire piétonnier du vingtième siècle : il longe le versant du cap Diamant, de la terrasse Dufferin aux plaines d’Abraham. Pourtant, son tracé fut porté sur un plan de la ville près d’un siècle plus tôt.
En mille huit cent soixante-neuf, l’architecte municipal Charles Baillairgé proposa d’agrandir la terrasse Durham — c’est ainsi que s’appelait alors l’actuelle terrasse Dufferin. Baillairgé s’occupait de moderniser la ville exiguë : il lui fallait de larges voies de circulation et des espaces publics près des anciennes fortifications. Trois ans plus tard, lord Dufferin, gouverneur général du Canada, arriva à Québec. Pendant l’été, il résidait dans la résidence officielle à l’intérieur de la Citadelle de Québec et plaidait pour la préservation des remparts.
Dufferin soutint la proposition de Baillairgé et l’intégra à un projet beaucoup plus vaste. En novembre mille huit cent soixante-quinze, il présenta au comité municipal un plan de ceinture de promenade autour des fortifications. Depuis la terrasse, le chemin devait longer la Citadelle de Québec et déboucher sur les plaines d’Abraham. Les membres du comité espéraient attirer des visiteurs et rendre à Québec une part des revenus et du prestige perdus après le transfert de la capitale canadienne et le départ de la garnison britannique.
Dufferin ne parvint pas à réaliser l’ensemble de son projet. Avant de quitter le Canada en mille huit cent soixante-dix-huit, il posa la première pierre de la terrasse agrandie. Elle fut inaugurée l’été suivant, alors qu’il était déjà parti. Le chemin le long du versant demeura sur le papier.
On y revint lors des préparatifs du trois-cent-cinquantième anniversaire de Québec. Le gouvernement fédéral commença les travaux en mille neuf cent cinquante-huit. En raison de l’état des murs de la Citadelle de Québec, l’emploi d’explosifs près du rocher fut interdit. Une part importante du platelage fut portée au-dessus du versant sur des supports en béton armé ; certaines colonnes durent être enfoncées dans la roche à environ douze mètres de profondeur. Le neuf septembre mille neuf cent soixante, le premier ministre du Canada John Diefenbaker inaugura la promenade achevée.
Le pluriel dans le nom est intentionnel. Par « gouverneurs », on entend ici les représentants nommés du monarque français, puis britannique, et plus tard les gouverneurs généraux du Canada. Leurs résidences occupèrent successivement cette extrémité du cap. Sous la terrasse Dufferin subsistent les vestiges du fort et du château Saint-Louis, où vivaient les gouverneurs français et britanniques. Plus haut que l’actuelle promenade, derrière les murs de la Citadelle de Québec, se trouve la résidence du gouverneur général, que Dufferin fut le premier à occuper en mille huit cent soixante-douze. Six cent cinquante-cinq mètres de platelage et trois cent huit marches relient l’emplacement de l’ancienne demeure du gouverneur à la forteresse où se trouve aujourd’hui la résidence du gouverneur général.
Sur place
Le passage est saisonnier et dépend de l’état des escaliers et du platelage. Avant un passage en hiver ou au début du printemps, vérifiez les avis de la ville et des parcs ; les planches et les marches mouillées peuvent être glissantes.
Vérifié : 30 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.La promenade compte de nombreuses marches, des secteurs exposés au vent et des endroits où le bois mouillé devient glissant. Restez sur le platelage et tenez-vous aux garde-corps ; l’ancienne montée des troupes passait ailleurs, ne cherchez donc pas de sentier descendant le long du versant.
