Étape 4 sur 6

Le parc de Tennōji et Tenshiba

天王寺公園 てんしば / Tennoji Park Tenshiba

Sur la pelouse d’aujourd’hui, vous vérifierez si le dessin qui a remporté le concours correspond au comportement des gens.

14 min
Une partie verdoyante du parc de Tennōji, près des allées de promenade.
Seiji Kobayashi · CC BY-SA 3.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
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Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • La longue pelouse
  • Les bas bâtiments en bois
  • Les vieux arbres
  • La bande droite et dégagée menant au zoo et au musée d’art

L’histoire du lieu

Taille du texte

Le parc de Tennōji s’étend sur la partie orientale du terrain qui accueillait autrefois les visiteurs de l’Exposition industrielle nationale. Plus tard, une part considérable de l’espace verdoyant fut fermée par une enceinte payante, et l’entrée du côté de la gare se retrouva coupée des rues voisines. Aujourd’hui s’étend ici une vaste pelouse : des arbres préservés se dressent à côté de bas bâtiments en bois, et entre eux demeure un chemin direct vers le zoo de Tennōji et le musée d’art. Les cafés et les boutiques se trouvent sur les bords, tandis que l’on peut simplement être sur la pelouse, sans rien acheter ni présenter de billet.

Le jour de l’ouverture de Tenshiba, le premier octobre deux mille quinze, des écoliers du primaire invités furent lâchés sur la pelouse. Ils oublièrent vite la cérémonie : ils se mirent à courir les uns contre les autres, à rouler dans l’herbe et à se poursuivre. Les deux auteurs du projet les observaient : l’architecte Miyajima Teruhisa et le spécialiste du développement urbain Hashioka Yoshiharu. Avant les travaux, ils avaient montré de telles scènes au commanditaire sur des dessins. Les enfants les rejouèrent alors sans y être invités.

Le parc de Tennōji lui-même fut créé dans la moitié orientale du terrain où s’était tenue l’Exposition industrielle nationale de mille neuf cent trois. La ville ouvrit le parc six ans plus tard. Mais après une autre exposition, en mille neuf cent quatre-vingt-sept cette fois, une part considérable du terrain fut clôturée et rendue payante. Au début du nouveau siècle, la zone d’entrée était devenue vieillotte, et sa clôture la séparait de la gare et des rues voisines.

En deux mille quatorze, les responsables municipaux d’Osaka lancèrent un concours. Ils exigeaient du futur gestionnaire qu’il supprime le droit d’entrée, fasse revenir les visiteurs et aménage une pelouse d’au moins deux mille cinq cents mètres carrés. Le lauréat devait financer lui-même le réaménagement et l’entretien, verser chaque année à la ville une redevance pour l’usage du terrain et récupérer son investissement grâce aux loyers des cafés, des boutiques et des autres établissements. Le contrat était conclu pour vingt ans. Pour l’entreprise Kintetsu, c’était une première expérience de gestion d’un parc ; pour Hashioka et Miyajima, la commande de construction n’existait que si leur proposition remportait le concours.

Miyajima prépara plusieurs variantes. Dans l’une d’elles, il libérait presque entièrement le milieu des constructions et étendait l’herbe autant que le permettait le terrain. Hashioka choisit précisément ce dessin, le plus simple, et convainquit la direction de Kintetsu de le présenter au concours. Après la victoire, Miyajima limita les bâtiments des bords à deux étages, conserva les vieux arbres et laissa au centre une bande droite et dégagée menant au zoo de Tennōji et au musée d’art. La pelouse occupa finalement environ sept mille mètres carrés, soit presque trois fois le minimum du concours.

L’entreprise donna à la zone d’entrée le nom de Tenshiba : un nom court dont l’élément essentiel est l’herbe, devenue le signe principal du parc rénové — en japonais, « shiba ». Au cours de la première année, environ quatre millions deux cent mille personnes vinrent ici, soit trois fois et demie le chiffre précédent. Au cours des dix premières années, elles furent près de quarante-neuf millions six cent mille.

La trace de cette décision occupe aujourd’hui la plus grande partie de la zone d’entrée. C’est une longue pelouse, bordée de bas bâtiments en bois. Miyajima l’avait dessinée pour le concours comme un espace libre entre les établissements, et les écoliers, le jour de l’ouverture, furent les premiers à montrer ce que l’on peut y faire : y choisir sa propre activité sans acheter de billet d’entrée.

Sur place

Temps sur place14 min
Point suivantShitennō-ji
Entréede l’extérieur

Point urbain de l’itinéraire ; si vous prévoyez d’entrer, vérifiez les horaires et les règles de visite sur le site officiel du lieu.

Vérifié : date non indiquée. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

C’est un endroit pratique pour faire une pause et évaluer les forces qu’il vous reste. Considérez le jardin et le musée comme des visites indépendantes, et non comme des détours obligatoires d’un court itinéraire.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Allez de la pelouse vers la gare, puis gardez le nord en direction des portes du temple.

Étape 4 sur 6Ensuite : Shitennō-ji

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Le sud d'Osaka : de Shinsekai à Abeno » — 6 étapes, environ 3,5 km, 2,5-3 heures.

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