Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- La figure centrale de l’Enfant Jésus
- Le groupe « L’Étoile de Bethléem »
- Le groupe « Le Jugement dernier »
- Le revêtement de cuivre des sculptures
L’histoire du lieu
La paroisse catholique Saint-Enfant-Jésus subsiste, bien qu’il n’y ait plus de messes régulières ici depuis deux mille vingt-trois. Le bâtiment ouvre pour certains événements : en mai deux mille vingt-six, des concerts du Centre des musiciens du monde s’y sont tenus.
Le nom est consacré au Christ enfant. La première chapelle, ouverte sur ce terrain paroissial en mille huit cent cinquante-deux, s’appelait déjà chapelle de l’Enfant Jésus. Une église de pierre la remplaça six ans plus tard. La première messe dans le nouveau bâtiment fut célébrée à Noël, le jour où les catholiques commémorent la naissance du Christ.
Au début du vingtième siècle, l’architecte Joseph Venne agrandit l’église exiguë et acheva la façade actuelle. En mille neuf cent neuf, le sculpteur Olindo Gratton ajouta des figures qui expliquaient la dédicace du bâtiment sans inscription. Au centre se tenait l’Enfant Jésus, et sur les côtés, deux groupes d’anges : « L’Étoile de Bethléem » et « Le Jugement dernier ». Le premier se rapportait à la naissance du Christ, le second à la fin de l’histoire terrestre dans la conception chrétienne.
Gratton réalisait de grandes statues d’église en bois recouvert de feuilles de cuivre. La commande coûtait ainsi moins cher qu’une fonte en bronze. De l’extérieur, les figures semblaient métalliques, mais l’eau pénétrait entre les feuilles et détruisait la structure en bois.
En mille neuf cent soixante-dix-huit, Bernard Mulaire, arrière-petit-neveu de Gratton et chercheur sur son œuvre, monta sur le toit pour examiner le travail de son parent. Une aile était déjà cassée ; la prochaine forte rafale aurait pu la faire tomber. Mulaire avertit la paroisse et l’archidiocèse. Les deux groupes latéraux furent retirés et cachés dans les sous-sols de la cathédrale Marie-Reine-du-Monde. La figure centrale de l’Enfant Jésus resta seule sur la façade.
Près de trois décennies passèrent. En mille neuf cent sept, l’historien local Kevin Cohalan traversait Mile End à vélo lorsqu’il entendit les cloches restaurées de l’église et apprit que le cent cinquantième anniversaire du bâtiment approchait. Cohalan milita pour le retour des anges et associa au projet des paroissiens ainsi que la Société d’histoire du Plateau-Mont-Royal. Ils réunirent quatre-vingt-dix mille dollars canadiens et confièrent les sculptures à des restaurateurs.
Lorsque l’artisan Fabien Pagé ouvrit l’enveloppe de cuivre, le cœur en bois se révéla entièrement pourri. Il le retira sans déformer les anciennes feuilles de Gratton et installa à l’intérieur une armature métallique. Le douze juin deux mille quinze, les deux groupes furent remontés sur la façade après trente-sept ans d’absence.
La figure centrale n’était jamais partie. Désormais, toute la conception de Gratton est de nouveau réunie autour d’elle : L’Étoile de Bethléem, l’Enfant Jésus et Le Jugement dernier.
Sur place
Les heures de visite publiques ne sont pas publiées sur le site de la paroisse ; le calendrier actuel n’indique aucun événement régulier. La façade peut être observée depuis la rue, et l’intérieur n’est accessible que lors d’un événement ou sur arrangement préalable.
Vérifié : 30 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Le récit est conçu pour une observation extérieure. N’essayez pas d’entrer si l’accès n’est pas clairement ouvert ; l’intérieur et la médiathèque nécessitent un arrangement distinct.
