Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- La ligne géométrique du rivage
- Les jets des fontaines
- Les luminaires sous-marins
- Le pont piétonnier
L’histoire du lieu
La galerie commerciale et la partie calme et densément plantée du parc sont séparées par un lac artificiel. Dans le plan du parc, il fut inclus comme lieu de rencontre : les chemins de promenade y convergent, un pont traverse l’eau et des fontaines sont aménagées à proximité. La ligne du rivage est composée de segments droits de longueurs différentes, reliés par des arrondis, et paraît donc fluide de loin. Des luminaires sont installés sous l’eau, et des pompes ainsi que des buses pivotantes dirigent les jets des deux fontaines musicales.
Roberto Burle Marx, âgé de quatre-vingt-quatre ans, prit deux fois l’avion du Brésil pour la Malaisie afin de travailler sur ce parc. Il gagnait sa vie en concevant des jardins et des espaces publics, et voulait y réaliser son premier et unique grand projet en Asie. Sa santé déclinait déjà, mais, à l’automne mille neuf cent quatre-vingt-treize, il se rendit au pied du mont Kinabalu et à Kuching, étudia les plantes locales et décida lesquelles pourraient pousser dans le nouveau centre de Kuala Lumpur.
Les commanditaires aussi traversèrent la moitié du globe en avion jusqu’au studio de Burle Marx à Rio de Janeiro. Lors de leur deuxième visite, l’architecte ne sortait presque pas à leur rencontre : sa maladie s’était aggravée. Le quatre juin mille neuf cent quatre-vingt-quatorze, il mourut. Deux jours plus tard, le studio envoya à Kuala Lumpur un fax annonçant sa mort. Le projet passa à Haruyoshi Ono, partenaire de longue date de Burle Marx, à qui il revenait de faire en sorte que les dessins du défunt deviennent un véritable parc. L’équipe malaisienne poursuivit le travail avec lui et ouvrit le parc en mille neuf cent quatre-vingt-dix-huit. Burle Marx lui-même ne le vit pas achevé.
Le lac devant la galerie commerciale était l’un des principaux éléments de son plan. L’équipe le plaça entre les bâtiments du quartier et la partie plus calme et densément plantée du parc : les visiteurs, les chemins piétonniers, un pont et des dispositifs aquatiques devaient s’y rejoindre. Le rivage est dessiné d’une manière caractéristique de Burle Marx. De loin, il semble fluide, mais son bord est composé de segments droits de longueurs différentes, reliés par des arrondis, comme si un fragment de peinture abstraite avait été posé sur le sol puis rempli d’eau.
Le nom « lac Symphony » ne décrit plus le contour, mais le fonctionnement de deux fontaines musicales. Des pompes, des buses pivotantes, des éclairages sous-marins et un programme font déplacer les jets individuels selon une partition définie. Lorsque l’ancien équipement devint obsolète, les propriétaires de vingt-trois parcelles voisines financèrent une refonte complète des fontaines. Les entrepreneurs remplacèrent les pompes, l’éclairage et le système de commande, mais laissèrent inchangés le bassin et le lac artificiel lui-même.
Ainsi, la ligne immobile du rivage relève du dernier projet de Burle Marx et du travail de Haruyoshi Ono. À l’intérieur fonctionne une technique plus récente : des centaines d’effets aquatiques commandés indépendamment et plus de mille luminaires sous-marins.
Sur place
La page officielle indique des spectacles quotidiens de lumière et de musique à 20:00, 20:30, 21:00, 21:30 et 22:00 ; des spectacles lumineux sans musique à 19:30, 20:30 et 21:30. La pluie, l’entretien et les événements peuvent modifier le spectacle.
Vérifié : 29 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Le spectacle peut ne pas avoir lieu en raison de l’entretien ou de la météo ; ne construisez donc pas tout votre itinéraire autour d’une seule séance. Près du bord mouillé, surveillez le revêtement et les enfants.
