Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Contour de pierre des fondations
- Espace ouvert de la place
- Départ de la rue Grodzka
- Départ de la rue Kanonicza
L’histoire du lieu
Le contour de pierre dans le pavage indique le plan d’une petite église qui se trouvait à cet endroit. Avant la Cracovie actuelle, il y avait ici le marché de l’implantation d’Okół, d’où partaient les voies correspondant aux actuelles rues Grodzka et Kanonicza. Lorsque l’ancien marché perdit de son importance, les maisons voisines furent adaptées en salles d’enseignement, et le temple commença à accueillir des cérémonies universitaires.
L’Académie de Cracovie, future université Jagellonne, fut rétablie en mille quatre cents. Dès l’année suivante, Piotr Wysz, évêque de Cracovie et chancelier de l’université, dut décider de quels moyens vivraient les enseignants en droit. Il attribua à la faculté les prébendes de l’église Sainte-Marie-Madeleine : des charges auxquelles étaient attachés des revenus. Grâce à cela, les juristes obtinrent les moyens d’entretenir leurs postes à l’université.
L’église se trouvait déjà ici depuis environ un siècle et demi. Elle avait été édifiée au milieu du marché d’Okół, une implantation au pied du Wawel qui existait avant l’apparition de Cracovie avec son actuelle Grand-Place de Cracovie. Les routes se séparaient ici : l’une se prolongeait par la rue Grodzka, l’autre partait vers la rue Kanonicza. Lorsque l’ancien marché perdit de son importance, l’université acquit les maisons voisines et y installa le collège des juristes.
L’église devint sa chapelle. Les enseignants y entraient directement depuis les salles d’enseignement par un escalier distinct. On y organisait les attributions solennelles de grades universitaires et on y célébrait des messes pour les personnes dont les dons finançaient la faculté. La décision de Piotr Wysz lia ce petit temple aux juristes de l’université pendant quatre siècles.
À la fin du dix-huitième siècle, l’église était déjà décrite comme vide. Après le partage de la Pologne, les fonctionnaires autrichiens la fermèrent, le collège voisin fut occupé par l’administration fiscale, et les autels, la chaire et les bancs furent vendus aux enchères. Lorsque Cracovie entra dans le duché de Varsovie, le bâtiment restait sans mobilier ni fonction, et ses murs s’effritaient dans la rue.
En mille huit cent onze, Stanisław Wodzicki, préfet du département de Cracovie, demanda sa démolition. Dans sa requête, il invoquait les pierres qui tombaient et le fait que la chapelle rétrécissait le passage entre la rue Grodzka et la rue Kanonicza. Le consistoire épiscopal de Cracovie accepta, puis Frédéric-Auguste, duc de Varsovie, donna l’autorisation. Stanisław Kostka Potocki, responsable du système éducatif, s’y opposa : la chapelle appartenait au fonds d’instruction, et la Chambre de l'instruction publique n’avait même pas été consultée. L’objection arriva trop tard. À l’automne, l’église fut démontée et ses matériaux de construction furent vendus aux enchères.
Les murs hors sol disparurent, les fondations restèrent. En mille neuf cent quatre-vingt-dix-sept, leur emplacement fut indiqué dans le pavage de la place ; le contour de pierre reprend la forme de l’ancienne église. L’espace ouvert dans ses dimensions actuelles est apparu grâce à cette démolition.
La place reçut son nom actuel dans la seconde moitié du dix-neuvième siècle. Marie Madeleine est une disciple de Jésus dans les Évangiles et témoin de sa crucifixion et de sa résurrection. Son nom appartenait à l’église qui se trouvait ici, puis, après sa démolition, passa à la place qui s’était formée.
Sur place
Cette étape de rue est librement accessible. L’accès intérieur aux églises voisines dépend des offices, des concerts et du programme en cours.
Vérifié : 16 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Observez la place depuis plusieurs côtés : son sens se révèle en comparant le contour vide et les deux églises encore en activité. À l’intérieur, ne gênez pas les offices.
