Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- La haute tour centrale
- L’inscription au-dessus de l’entrée
- Le clocher de brique derrière l’église
L’histoire du lieu
Aujourd’hui, des messes sont célébrées dans l’église pour la paroisse de Podgórze, et son statut de sanctuaire l’associe à saint Joseph, patron des familles. Au-dessus du toit s’élève la tour centrale ; son couronnement rappelle par ses traits la tour Sainte-Marie, de l’autre côté de la Vistule. De l’ancienne église, seul subsiste le clocher de brique indépendant, érigé en mille huit cent soixante-dix-neuf.
L’architecte Jan Sas-Zubrzycki avait préparé pour Varsovie le projet de la haute tour qui se dresse devant vous. Il participa au concours pour l’église du Christ-Sauveur, obtint le deuxième prix, et son projet resta sur le papier. À Cracovie, les dessins furent exposés au Palais des Arts, où Antoni Gruszecki les vit. Il était le curé de la paroisse de Podgórze et devait remplacer l’ancienne église dangereuse.
La première église se trouvait ici depuis mille huit cent trente-deux. Les constructeurs avaient commis de graves erreurs : les voûtes s’étaient fissurées, les murs menaçaient de s’effondrer, et le bâtiment lui-même ne pouvait déjà plus accueillir la paroisse. Dès mille huit cent quatre-vingt-douze, le comité de construction avait choisi un projet modeste à une seule tour, mais il n’y avait pas assez d’argent, même pour celui-là.
Gruszecki proposa à Sas-Zubrzycki de transposer ici le projet qui n’avait pas servi à Varsovie. Le devis dépassait presque de trois fois la somme réunie. L’architecte simplifia une partie des solutions, le conseil municipal de Podgórze contracta un emprunt et s’engagea à en payer les intérêts, tandis que les habitants de la ville elle-même et des villages voisins acceptèrent de participer aux frais. Le curé risquait de laisser une grande paroisse sans église permanente : en mille neuf cent cinq, l’ancienne église fut démolie et, jusqu’à l’achèvement des travaux, les messes furent célébrées dans la chapelle de la maison du prêtre.
Quatre ans et huit mois plus tard, les paroissiens reçurent le bâtiment, consacré en octobre mille neuf cent neuf. Le projet du concours de Varsovie était devenu l’église principale du Podgórze encore indépendant à cette époque. Sas-Zubrzycki conserva la haute tour centrale et donna à son couronnement des traits de la tour Sainte-Marie, sur l’autre rive de la Vistule. Gruszecki obtint précisément l’ampleur à laquelle l’ancien comité avait renoncé faute de moyens.
Joseph, dans le nom de l’église, est l’époux de Marie dans les Évangiles, qui prit soin d’elle et de l’enfant Jésus. L’église actuelle a hérité cette dédicace de celle qui l’a précédée. Dans le maître-autel se trouve une figure du saint sculptée en mille neuf cent neuf, et l’église reste une paroisse active tout en ayant le statut de sanctuaire de saint Joseph, patron des familles.
Derrière le bâtiment actuel subsiste un clocher de brique indépendant, datant de mille huit cent soixante-dix-neuf : c’est la seule partie intacte de l’ancienne église. Au-dessus de l’entrée de la nouvelle sont gravés ces mots : « soutiens, ne laisse pas tomber ». Pour une église construite à la place d’une autre qui se fissurait, cette inscription est à prendre au sens littéral.
Sur place
Accessible à l’extérieur en permanence ; l’accès intérieur dépend des offices, des horaires paroissiaux et des événements.
Vérifié : 26 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.L’essentiel de l’histoire architecturale se comprend depuis la place. Si l’église est ouverte, entrez discrètement et ne gênez pas l’office ; mieux vaut considérer la visite de l’intérieur comme une possibilité distincte, et non comme une partie obligatoire de l’itinéraire.
