Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- La figure du garçon
- La vraie chaise
- L’ouverture dans le mur
- L’enduit usé
L’histoire du lieu
La paume du garçon est tendue vers une véritable ouverture dans un vieux mur. Sous ses pieds nus se trouve une vraie chaise. Ernest Zacharevic a imaginé la figure après avoir choisi ce mur sur Lebuh Cannon : ses ouvertures et son enduit usé sont devenus partie intégrante de l’action.
En deux mille douze, Zacharevic était un artiste lituanien peu connu qui vivait à Penang. Il apporta au directeur du festival, Joe Sidek, une proposition : peindre les habitants de George Town sur les murs de la ville qui suggèrent eux-mêmes une pose et une histoire. Pour Zacharevic, ce fut son premier grand projet dans l’espace public. Sidek voulait faire sortir l’art gratuit des galeries pour l’amener dans la rue et accepta l’idée, bien qu’on le critiquât pour avoir choisi un étranger.
Obtenir l’autorisation se révéla plus difficile que de choisir les personnages. Le centre historique venait d’être inscrit sur la liste de l’UNESCO, le vieil enduit était fragile, et les organisateurs négocièrent pendant des semaines avec les fonctionnaires municipaux. L’artiste fut autorisé à utiliser de la peinture à la chaux : elle ne scellait pas le mur, mais se décolorait inévitablement avec sa surface.
Ici, Zacharevic plaça une chaise contre le mur et peignit un enfant trop petit pour atteindre l’ouverture. L’œuvre ne reçut pas de titre distinct de la part de l’auteur. On l’appelle « Reaching Up » d’après le véritable objet, et « Reaching Up » d’après le seul mouvement de la figure peinte.
Les photos des peintures murales du festival se répandirent presque aussitôt sur Internet. Des files se formèrent devant les murs, les images furent reproduites sur des cartes postales, des sacs et des tasses, et Zacharevic reçut des commandes internationales. Entre-temps, la peinture à la chaux faisait ce pour quoi elle avait été choisie : elle s’effaçait peu à peu sans détruire le vieux mur.
En deux mille vingt-quatre, après de nombreuses demandes d’habitants et de visiteurs, les autorités de Penang invitèrent Zacharevic à restaurer plusieurs de ses œuvres. Il nettoya ce mur, reconstitua les couleurs d’origine et répara les objets de l’installation, sans modifier la composition. Le garçon actuel tend toujours la main vers la même ouverture depuis la même vraie chaise, mais sa peinture a été renouvelée par la main de l’auteur douze ans plus tard.
Sur place
accès libre
Vérifié : date non indiquée. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Ne montez pas sur la chaise, ne la déplacez pas et ne vérifiez pas ses fixations avec les mains.
