Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Carrefour de rues droites
- Rangées commerciales
- Rue droite vers Bab Doukkala
- Rue droite vers Bab Marrakech
L’histoire du lieu
Souk Jdid se compose de quatre marchés aménagés à l’intersection de routes droites. En mille sept cent soixante-sept, le sultan Sidi Mohammed ben Abdallah, souverain du Maroc, ferma Agadir au commerce extérieur. Il lui fallait un port où ses fonctionnaires pourraient recenser les marchandises et percevoir les droits de douane : Mogador, récemment fondée.
Cette décision changea aussitôt la vie des marchands. Les consuls européens d’Agadir, de Safi et de Rabat reçurent l’ordre de s’installer à Mogador. Aux commerçants d’Agadir et de la région du Souss, on proposait ici des maisons, du crédit et des avantages douaniers. Ils vivaient du produit des échanges lointains : en restant dans un port où les navires étrangers n’avaient plus le droit d’entrer, un marchand perdait ses acheteurs avec sa marchandise. Beaucoup s’installèrent ici. Agadir perdit son commerce international, et son port resta fermé pendant la majeure partie du dix-neuvième siècle.
Pour les personnes et les cargaisons amenées ici, le sultan avait besoin d’une ville dotée de voies claires entre les portes et le port. Il engagea Théodore Cornut, géomètre français et spécialiste des fortifications, et lui confia l’élaboration du plan de Mogador. Cornut traça des rues droites : l’une relia Bab Doukkala au port, l’autre Bab Marrakech au côté maritime. Les marchands venus des régions de l’intérieur, les caravanes du sud et les marchandises déchargées des navires y circulaient.
À l’intersection de ces routes, on aménagea quatre marchés distincts : pour le poisson, les épices, les céréales et les autres marchandises. L’ensemble reçut le nom de Souk Jdid, « Nouveau Marché » en arabe. Ici, un arrivant pouvait décharger, trouver la rangée qu’il lui fallait et poursuivre vers les entrepôts ou le port, sans chercher de passage parmi les ruelles d’habitation.
L’ancien plan s’est conservé presque entièrement. Depuis Souk Jdid, des lignes droites rayonnent toujours vers Bab Doukkala, Bab Marrakech, le port et le rempart maritime ; tout près subsiste le quartier Ahl Agadir, « les gens d’Agadir », nommé d’après les marchands qui obéirent à l’ordre du sultan et transférèrent ici leur commerce.
Sur place
Les rues publiques sont accessibles en permanence ; les rangées commerciales suivent leur propre rythme diurne.
Vérifié : date non indiquée. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Arrêtez-vous sur le côté sans gêner les vendeurs, les porteurs et les acheteurs. Aux heures d’affluence, écoutez le récit dans une portion plus dégagée du même axe.
