Étape 7 sur 7

Fort Lovrijenac

La fin montrera pourquoi un fort isolé était protégé non seulement contre les attaques venues de la mer, mais aussi contre sa propre garnison.

15 min
Fort Lovrijenac, Dubrovnik
Sumitsurai · CC BY-SA 4.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
1234567

0 sur 7 terminé

Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Inscription au-dessus de l’entrée
  • Plateforme d’artillerie supérieure
  • Mur du côté de la mer
  • Mur du côté de la ville

L’histoire du lieu

Taille du texte

Le fort Lovrijenac est isolé sur un rocher au-dessus de Kolorina, à l’ouest de la vieille ville. Depuis ici, la garnison surveillait l’entrée occidentale de Dubrovnik et les navires qui approchaient par la mer ; sur la plateforme supérieure se trouvait un lourd canon de bronze. Le nom du fort est resté celui de saint Laurent : une petite église se dressait dans la première fortification, et les femmes qui vivaient à proximité y entretenaient une lampe. Au-dessus de l’entrée subsistent des mots gravés sur la liberté qu’aucun or ne peut acheter.

Le six avril mille six cent soixante-sept, un tremblement de terre détruisit la plus grande partie de Dubrovnik. De nombreux patriciens périrent, les remparts de la ville furent percés et les habitants survivants s’enfuirent. L’ordre habituel du gouvernement s’effondra.

Pendant treize jours, les patriciens durent admettre aux décisions les riches citadins, jusque-là écartés des conseils. Pour défendre la ville détruite, on recruta trois cents hommes armés et on plaça à leur tête six capitaines. Cinq appartenaient à des familles patriciennes. Le sixième fut Pero Ohmučević, un citadin issu d’une lignée de marins et de propriétaires de navires qui vivait des voyages commerciaux. On lui confia le fort Lovrijenac.

Cette nomination était exceptionnelle. Le fort se dresse séparé des remparts de la ville et, depuis les hauteurs, contrôle l’entrée occidentale de Dubrovnik, Kolorina et l’approche par la mer. Celui qui tenait ce rocher pouvait défendre la ville ou la bombarder. C’est pourquoi, en temps de paix, le commandant était choisi parmi les patriciens pour un mois seulement. Le mur du côté de la mer fut construit avec une épaisseur pouvant atteindre douze mètres, tandis que celui tourné vers Dubrovnik ne faisait qu’environ soixante centimètres : si la garnison trahissait la République de Raguse, les canons du fort Bokar pourraient détruire ce mur.

Commence alors une tradition de Dubrovnik. Elle raconte qu’après le tremblement de terre, deux galères vénitiennes s’approchèrent des fortifications endommagées et commencèrent à débarquer des hommes. Ohmučević ordonna de tirer avec le Lézard, le plus grand canon du fort Lovrijenac. Les galères s’éloignèrent en direction de Gruž, puis partirent pour Venise.

Le tremblement de terre lui-même, le conseil temporaire de patriciens et de citadins, ainsi que la nomination d’Ohmučević, sont confirmés par des documents. Le tir du Lézard et la fuite des galères relèvent de la tradition. Elle a conservé le souvenir d’un rare moment où l’on confia un fort à un non-patricien, alors que la République de Raguse ne permettait habituellement pas à une seule personne d’en disposer plus d’un mois. Treize jours plus tard, les patriciens réunirent de nouveau leurs conseils sans les citadins.

Le Lézard fut coulé en mille cinq cent trente-sept par Ivan Krstitelj Rabljanin. Ce canon de bronze, long de plus de trois mètres et pesant plus de trois tonnes, se trouvait sur la plateforme supérieure. L’origine de son surnom n’est pas établie avec certitude. Le fort porte le nom de saint Laurent : une petite église qui lui était dédiée se trouvait déjà à l’intérieur de la première fortification, et les femmes pieuses qui vivaient à proximité veillaient sur elle et entretenaient sa lampe.

Après la disparition de la République de Raguse, le commandement autrichien se mit à retirer les canons de Dubrovnik : certains furent envoyés à Vienne, d’autres fondus. On tenta de descendre le Lézard du fort Lovrijenac et, selon la version la plus répandue, on le laissa tomber dans la mer. Personne n’a établi l’endroit exact de sa chute.

Au-dessus de l’entrée, les mots sont encore gravés : « La liberté ne se vend pas, même pour tout l’or du monde. » Le Lézard ne se trouve pas sur la plateforme d’artillerie supérieure. Les recherches menées au pied du rocher en mille neuf cent trente-neuf et en mille neuf cent soixante-cinq ne donnèrent rien.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantFin de l’itinéraire
Entréesur billet

Le site officiel de Lovrjenac Fortress affichait le 2026-06-25 08:00-19:30 ; vérifiez la couverture du billet, les horaires saisonniers et les événements.

Vérifié : 25 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Un escalier séparé mène au fort ; évaluez vos forces après les remparts et renseignez-vous à l’avance sur l’accès. Si la pierre est mouillée ou si le vent est fort, il est plus sûr de se contenter de la vue depuis le bas.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Restez sur la plateforme supérieure : la promenade s’achève sur la vue du cercle de remparts que vous venez de parcourir.

Étape 7 sur 7Fin de l’itinéraire

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Les remparts et forteresses de Dubrovnik : l’anneau défensif » — 7 étapes, environ 2,1 km, 2-2,5 heures.

Sans App Store ni Google Play

Installer Guide On Map comme application

Une icône apparaîtra sur l’écran d’accueil et le site s’ouvrira sans l’interface du navigateur.

Android · Chrome
  1. Si « Installer maintenant » apparaît, touchez-le puis confirmez.
  2. Sinon : menu ⋮ → « Installer l’application ».
iPhone · Safari
  1. Touchez le bouton « Partager » en bas de Safari.
  2. Choisissez « Sur l’écran d’accueil », puis « Ajouter ».
Icône sur l’écranMode plein écranItinéraires hors ligneProgression de la promenade