Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Flèche spiralée dorée
- Escalier extérieur
- Figure dorée du Christ
- Revêtement de cuivre de la tour
L’histoire du lieu
Pendant plus de cinquante ans, l’église Notre-Sauveur resta sans la spirale dorée qui permet aujourd’hui de la reconnaître. C’est une église paroissiale luthérienne en activité à Christianshavn : des offices y sont célébrés, et la tour accueille des visiteurs.
La nouvelle ville portuaire eut d’abord une petite église provisoire en bois. Elle se trouvait un peu au sud de l’emplacement actuel. En mille six cent quatre-vingts, Christian V chargea le maître d’œuvre de la cour Lambert van Haven d’ériger une église permanente. En raison du sol rapporté, la réalisation des fondations s’éternisa, et l’église ne fut consacrée que le dix-neuf avril mille six cent quatre-vingt-seize. La tour resta alors sans le couronnement prévu.
On revint au projet en mille sept cent quarante-sept. Lauritz de Thurah, architecte de la cour, cherchait à obtenir la commande pour achever la tour. Il construisait pour la cour royale, mais vers la fin des années quarante, les importantes commandes étaient de plus en plus souvent confiées à un autre architecte de la cour, son rival Nicolai Eigtved. La flèche de Christianshavn donnait à de Thurah la possibilité de mener de nouveau sa propre conception du dessin jusqu’au bâtiment achevé.
Lors d’un voyage d’étude, il avait vu à Rome la chapelle Sant'Ivo alla Sapienza, avec sa lanterne baroque torsadée. Pour l’église Notre-Sauveur, de Thurah proposa un véritable escalier extérieur s’enroulant autour de la flèche. Le projet ne fut accepté qu’à la condition que l’ancienne tour puisse supporter la surélévation. L’architecte remplaça alors la pierre lourde par une charpente de chêne et la recouvrit de cuivre. La construction commença en mille sept cent quarante-neuf.
Le vingt-huit août mille sept cent cinquante-deux, le roi Frédéric V vint inspecter l’ouvrage achevé. Avec les ministres, il monta par l’escalier extérieur jusqu’à la toute dernière plateforme, tandis que vingt-sept coups de canon furent tirés depuis la place de l’église. Quelques jours plus tard, un office d’action de grâce fut célébré dans l’église. La flèche devint l’œuvre majeure de de Thurah et un repère visible pour les navires entrant à Copenhague.
Une légende apparut plus tard : l’architecte aurait découvert que l’escalier avait été tourné dans un sens qui déplaisait au roi, puis se serait jeté de la tour. Ce n’est qu’une légende. Le roi accepta la flèche et parcourut lui-même tout l’escalier lors de l’inauguration solennelle. De Thurah mourut d’une maladie chez lui, sept ans plus tard, accablé de dettes mais respecté de ses contemporains.
L’escalier extérieur effectue quatre tours autour de la flèche. Sur les quatre cents marches, les cent cinquante dernières se trouvent à l’extérieur. L’église portait le nom de Notre-Sauveur avant même l’apparition de cette tour ; de Thurah plaça au-dessus de l’escalier un Christ doré avec une bannière de victoire. La figure se tient sur un globe terrestre, juste au-dessus de la dernière plateforme, que Frédéric V atteignit le jour de l’inauguration.
Sur place
La tour est fermée en janvier ; pendant la haute saison, elle est généralement ouverte tous les jours de 09:00–20:00, avec quelques exceptions. La dernière entrée a lieu 30 minutes avant la fermeture. En cas de pluie, de neige ou de vent fort, la montée est fermée.
Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.La montée se fait à l’extérieur et ne convient pas en cas de vertige ou de mauvais temps. Vérifiez séparément les possibilités d’entrée et de visite de la tour.
