Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- La vieille maçonnerie de pierre
- Les lettres sous le toit
- Le monte-charge
- Les sacs de riz et d’épices
L’histoire du lieu
Un monte-charge est conservé au-dessus de la façade : autrefois, des commerçants allemands tenaient dans cette maison un entrepôt de café et envoyaient les sacs depuis la rue vers les étages supérieurs. La maçonnerie de pierre et les lettres sous le toit appartiennent à la même construction commerciale, qui a survécu au changement de marchandises. En bas fonctionne maintenant un magasin d’épices, où l’on vend du riz et des épices entières, tandis qu’une partie de l’ancien équipement est toujours en service. Près de l’entrée, les sacs de la nouvelle marchandise se trouvent là où commençait autrefois le trajet des cargaisons de café vers le haut.
En mille neuf cent quarante-six, le père de l’actuel propriétaire, Abdul Wahab Ahmed, et son frère achetèrent à M. Basson une petite entreprise commerciale, Atlas. La famille devait vivre d’une épicerie ordinaire : on y vendait du riz, des légumineuses et divers produits indiens. Mais les bonnes épices étaient presque introuvables au Cap : on s’adressait aux commerçants de Durban pour s’en procurer.
Les frères commencèrent à importer des épices entières depuis l’Inde et à les moudre au Cap. Ils pouvaient ainsi contrôler les matières premières avant la mouture et ne pas y ajouter de farine pour augmenter le volume. Les clients apprécièrent la différence. Lorsque les supermarchés commencèrent à évincer les petites épiceries, les Ahmed se concentrèrent sur le produit dont ils pouvaient eux-mêmes garantir la qualité. L’épicerie généraliste devint peu à peu un magasin d’épices spécialisé.
Le principal produit familial fut le Leaf Masala, un mélange de douze épices. Sa composition n’était pas cachée : fenouil, cumin, coriandre, piment de la Jamaïque, badiane et d’autres assaisonnements. Les proportions restaient secrètes. Si un client ne savait pas cuisiner avec ce mélange, on lui remettait une recette écrite par la femme du cousin de Wahab. Avec le paquet, les Ahmed vendaient une part de cuisine familiale : juste ce qu’il fallait pour que la personne puisse reproduire le plat chez elle.
Le local actuel n’est pas la première adresse d’Atlas Trading. L’entreprise commença sur Bree Street, puis commerça pendant environ trente ans dans une autre maison de Wale Street. Lorsque cette maison fut vendue, Wahab et ses proches déplacèrent le magasin quelques portes plus haut. Ils transportèrent aussi dans le bâtiment actuel une partie de l’ancien équipement commercial. Il n’y eut pas de fermeture : l’entreprise, dont Wahab s’inquiétait encore récemment de la poursuite, est désormais dirigée par la troisième génération de la famille.
Avant les Ahmed, cette maison servait d’entrepôt de café à des commerçants allemands. Les sacs étaient montés de l’extérieur aux étages supérieurs ; de l’ancien entrepôt subsistent la maçonnerie de pierre, les vieilles lettres sous le toit et le monte-charge. En bas, on mesure maintenant le riz et les épices, tandis qu’au-dessus est encore suspendu l’appareil qui servait à faire monter ici une tout autre marchandise importée.
Sur place
Lundi–jeudi 08:15–17:15; vendredi 08:15–12:00 et 14:00–17:15; samedi 08:30–13:00; fermé les jours fériés.
Vérifié : 1 juillet 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Entrez comme dans un magasin en activité, ne bloquez pas le comptoir et demandez aux employés avant de les photographier ou de photographier les produits en gros plan. L’achat n’est pas obligatoire, et l’accès dépend de l’ouverture de la boutique.
