Étape 2 sur 7

Maison éclusière

Sashuis

Explique l’ouvrage où un grand calcul maritime s’est heurté à une eau obstinée.

10 min
Maison éclusière en brique sur le canal Minnewater, par laquelle passe l’eau
Marc Ryckaert (MJJR) · CC BY‑SA 4.0; cropped/resized for app
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0 sur 7 terminé

Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Trois ouvertures de passage de l’eau
  • Vanne centrale en bois
  • Fenêtres à redents
  • Tourelles

L’histoire du lieu

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Le nom de la Maison éclusière signifie « maison de l’écluse », bien qu’aucune écluse de navigation n’ait jamais existé sous elle. Les bateaux passaient plus à l’est, par une autre écluse, comblée depuis longtemps. Ici, les constructeurs installèrent un barrage muni de vannes levantes : elles retenaient l’eau du Minnewater ou la libéraient dans les canaux de la ville. La maison était nécessaire pour abriter les mécanismes au-dessus des vannes. Au cours des premières années, aucun éclusier n’y habitait même : les comptes de la ville ne font ici aucune mention d’un tel poste.

Au début du seizième siècle, on attendait de ces vannes bien davantage que le maintien du niveau de l’eau. La route maritime qui faisait vivre Bruges passait par Damme jusqu’à la baie du Zwin. Le chenal s’ensablait, et les navires avaient de plus en plus de mal à atteindre la ville. Le magistrat avait déjà dépensé de l’argent pour le Canal d’Ostbourg, espérant que le courant dégagerait le chenal navigable, mais le calcul ne se vérifia pas. Les fonctionnaires décidèrent alors de renforcer le débit des eaux venues des environs : de le faire passer à travers Bruges, puis de le diriger vers le Zwin qui s’amenuisait. Dans l’étranglement entre le Minnewater et les canaux, une nouvelle vanne réglable était nécessaire.

La surveillance fut confiée à Herman de Corte, avocat de la ville, qui tirait ses revenus de la représentation des affaires de Bruges auprès du Conseil de Flandre et qui connaissait l’assèchement des terres ainsi que le mouvement de l’eau. Pour son travail temporaire au Minnewater, il reçut séparément quatre livres. La construction commença en mille cinq cent dix-neuf. La partie en bois fut dirigée par Cornelis van den Westhuuse, riche charpentier et entrepreneur des travaux de la ville. Il vivait juste au sud du barrage, si bien que le chantier se trouvait derrière sa maison.

Pour atteindre le fond, les charpentiers enfoncèrent deux rangées de pieux, remplirent l’espace entre elles d’argile et pompèrent l’eau. Un afflux inattendu menaça les batardeaux provisoires ; les maîtres durent les rehausser et assécher de nouveau la fouille. Trois énormes dalles préparées pour les fondations se fendirent lors de leur pose. Les fonctionnaires cherchèrent des remplacements auprès des marchands de pierre, puis se rendirent dans les églises. Au monastère dominicain, on leur remit de vieilles pierres tombales sans inscriptions ni armoiries. Les maçons les posèrent dans les fondations du barrage. Lors de la restauration de la fin du dix-neuvième siècle, ces dalles furent retrouvées là où les constructeurs du seizième siècle les avaient placées.

L’ancien barrage s’appelait « Sept Portes », d’après le nombre de vannes. Cornelis van den Westhuuse fabriqua trois nouvelles vannes en bois munies de vis de levage et, en mille cinq cent vingt et un, les sept portes étaient devenues trois. Avec elles, le nom de sa maison voisine changea aussi : dans les registres de la ville, la « Maison des Sept Portes » devint la « Maison des Trois Portes ».

Les travaux coûtèrent près de cinq cents livres, davantage que le plus riche hôtel particulier de la ville. Le débit renforcé ne dégagea pourtant pas la route maritime, et l’ancienne liaison entre Bruges et le Zwin ne put être sauvée. En revanche, les trois vannes régulèrent le niveau des canaux de la ville jusqu’aux années soixante-dix du vingtième siècle.

La partie inférieure en pierre fut conservée, mais l’aspect familier de la petite maison supérieure prit forme après la profonde restauration de Louis Delacenserie en mille huit cent quatre-vingt-quinze et mille huit cent quatre-vingt-seize. C’est alors qu’apparurent les actuelles fenêtres à redents, les tourelles et un nouveau mécanisme de levage. En dessous subsistèrent trois ouvertures de passage de l’eau : celle de gauche est murée de briques, celle de droite est fermée par une plaque de fer, et une vanne en bois se trouve dans celle du milieu. Le nom « Trois Portes » a disparu de l’usage, mais les trois ouvertures sont restées sous la Maison éclusière.

Sur place

Temps sur place10 min
Point suivantPont du Minnewater
Entréede l’extérieur

L’accès extérieur est libre ; les ouvertures des anciens déversoirs sont visibles depuis la rue.

Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Observez l’ouvrage de l’extérieur : le mécanisme intérieur et les pièces du gardien ne font pas obligatoirement partie de la visite.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Suivez le long du Minnewater jusqu’au pont près de la Tour de la Poudre.

Étape 2 sur 7Ensuite : Pont du Minnewater

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Lac d’amour et le Béguinage : le sud paisible de Bruges » — 7 étapes, environ 750 m, environ 2 heures.

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