Étape 6 sur 7

Les plages et le Port Olímpic

Platges i Port Olímpic

Ce point relie la course olympique à la mémoire d’un quartier côtier disparu avant les Jeux.

30 min
Les plages et le Port Olímpic
Jorge Franganillo · CC BY 4.0; cropped/resized for app
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Le bassin portuaire
  • Les jetées de protection
  • Les voiliers
  • La plaque commémorative de Somorrostro

L’histoire du lieu

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Le bassin portuaire entre les plages a été construit en mille neuf cent quatre-vingt-dix spécialement pour les compétitions olympiques de voile. Les organisateurs ont installé le port en face de Vila Olímpica : les athlètes logeaient sur le rivage, sortaient leurs bateaux par le nouveau port et prenaient le départ déjà en pleine mer. Ici, le mot « olympique » désigne donc l’ancienne fonction des quais et des jetées, et non un préfixe honorifique.

Dix-sept équipages féminins de la classe « quatre cent soixante-dix » ont pris le départ, sur des bateaux à deux places longs de quatre mètres soixante-dix centimètres. Chez les Espagnoles Teresa Zabell et Patricia Guerra, les rôles étaient strictement répartis. Zabell tenait la barre et choisissait le cap. Guerra réglait les voiles et, par son poids, maintenait le bateau dans la position voulue.

Pour Zabell, ces Jeux olympiques pouvaient être la dernière tentative. Avant les Jeux de Séoul, les entraîneurs ne l’avaient pas retenue en équipe nationale, et elle avait failli abandonner la voile. Zabell passa un an loin des compétitions, puis revint et s’associa à Guerra, qui avait terminé dixième à Séoul. Elles arrivèrent à Barcelone en championnes du monde et d’Europe. On attendait d’elles l’or, précisément ici, dans leur port d’attache.

Lors de la première course, les juges estimèrent que huit équipages avaient franchi la ligne de départ avant le signal. Parmi les disqualifiées figuraient les Espagnoles et toutes les équipes qui occuperaient plus tard les places sur le podium. Le système permettait d’écarter le plus mauvais résultat sur sept courses ; Zabell et Guerra pouvaient donc encore se sauver, mais elles n’avaient plus droit à une deuxième erreur majeure.

Lors des manches suivantes, elles terminèrent deuxièmes puis troisièmes, remportèrent la quatrième course, prirent la quatrième place dans la cinquième et gagnèrent de nouveau la sixième. Avant le dernier départ, les Espagnoles prirent la tête. Dans la septième course, elles ne terminèrent que septièmes, mais leurs points accumulés suffirent pour l’or. Un an plus tard, Guerra obtint l’argent aux championnats du monde. Zabell poursuivit la compétition et, en mille neuf cent quatre-vingt-seize, remporta un deuxième or olympique avec une autre équipière.

Le bassin portuaire d’où sortaient leurs bateaux est conservé. Aujourd’hui, il abrite des bateaux de plaisance et de sport, un centre municipal de voile y fonctionne, et les jetées séparent toujours le port de la pleine mer.

La plage de Somorrostro commence à la jetée ouest. Son nom renvoie à un quartier qui n’existe plus sur le rivage. Dès la fin du dix-neuvième siècle, entre les usines, le chemin de fer et la mer, se dressaient des maisons construites par leurs habitants, où vivaient des pêcheurs, des ouvriers portuaires et des familles venues gagner leur vie à Barcelone. Elles n’avaient ni eau courante, ni électricité, ni égouts.

En juin mille neuf cent soixante-six, les responsables municipaux démolirent à la hâte les six cents dernières maisons avant des manœuvres navales auxquelles Francisco Franco devait assister. Environ trois mille habitants furent emmenés dans des baraquements provisoires près du Besòs ; certains furent ensuite relogés dans le quartier de Sant Roc, alors en construction, d’autres à La Pau et dans des cités voisines composées de baraquements semblables.

Il ne reste rien des rues de Somorrostro. En deux mille onze, son nom fut rendu à cette portion de plage, et une plaque commémorative fut installée entre l’hôpital del Mar et le Port Olímpic. Le sable, les quais et la promenade occupent le rivage où, encore en mille neuf cent soixante-six, vivaient trois mille personnes.

Sur place

Temps sur place30 min
Point suivantVila Olímpica
Entréede l’extérieur

Promenade publique ; les services de plage et les sauveteurs sont en service pendant la saison balnéaire, tandis que les accès et les espaces du Port Olímpic suivent les conditions actuelles de circulation portuaire et d’organisation des événements.

Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Cette portion est exposée au soleil et au vent ; il est donc judicieux d’y faire une pause et de refaire le plein d’eau. Près des quais, restez dans la zone publique et ne vous aventurez pas sur les pontons fermés.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Laissez la plage derrière vous et entrez dans le quartier résidentiel en direction de la cheminée d’usine conservée.

Étape 6 sur 7Ensuite : Vila Olímpica

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Le littoral de Barcelone : vieux port et quartiers olympiques » — 7 étapes, 4,6 km, 3–4 heures.

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