Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Le passage couvert néogothique
- La voûte étoilée
- Le crâne transpercé d’une épée
- Les façades des Cases dels Canonges
L’histoire du lieu
Les Cases dels Canonges, d’un côté de la rue, furent construites aux treizième et quatorzième siècles pour les desservants de la cathédrale ; plus tard, les bâtiments dispersés furent réunis pour former des locaux administratifs. En face se trouve le palais de la Généralité de Catalogne, celui de la Députation du Général, dont l’actuelle Généralité a hérité le nom et l’ancienne adresse. Un passage couvert au décor néogothique relie les bureaux du palais à la résidence présidentielle officielle ; il fut construit en mille neuf cent vingt-huit, avec des motifs tirés de la chapelle Saint-Georges du palais et des colonnes de la cour intérieure. Sur la voûte étoilée subsiste un crâne transpercé d’une épée, mais aucun document n’explique ce signe.
En décembre mille neuf cent trente-trois, le chirurgien Manuel Corachán se rendit aux Cases dels Canonges pour sauver Francesc Macià. Macià, âgé de soixante-quatorze ans, était le premier président de la Généralité rétablie, système d’autonomie catalane, et s’employait à consolider l’autonomie récemment obtenue. Une appendicite aggravée nécessitait une opération urgente. Les médecins aménagèrent une salle d’opération dans la résidence présidentielle même.
Les premiers communiqués furent rassurants, mais le danger n’était pas écarté. Le matin de Noël, Macià mourut ici, entouré de ses proches et de ses collaborateurs les plus proches. Sa mort fit aussitôt de cette maison d’habitation un lieu de transition du pouvoir : le trente et un décembre, le Parlement élut Lluís Companys comme nouveau président.
L’installation d’un appartement présidentiel ici même avait été préparée quelques années plus tôt. Les Cases dels Canonges furent construites aux treizième et quatorzième siècles pour loger les desservants de la cathédrale. En mille neuf cent vingt-sept, des fonctionnaires provinciaux rachetèrent les bâtiments dispersés et chargèrent Jeroni Martorell de les transformer radicalement en locaux administratifs et en résidence pour des hôtes de marque. Sous Macià, une partie de l’ensemble devint la résidence officielle du président.
De l’autre côté de la rue se trouvait le palais de la Généralité de Catalogne, issu d’une maison que les membres de la Députation du Général médiévale avaient achetée dès mille quatre cents : ils avaient besoin d’un siège permanent. De cette ancienne institution, la Généralité a hérité à la fois le nom et le palais ; la présidence et le gouvernement catalan y siègent aujourd’hui.
Pour relier le palais de la Généralité de Catalogne aux Cases dels Canonges, l’architecte de la Députation, Joan Rubió i Bellver, construisit un passage couvert en mille neuf cent vingt-huit. Il n’a que l’apparence du Moyen Âge. Rubió composa son décor néogothique à partir de motifs de la chapelle Saint-Georges du palais et des colonnes de la cour intérieure. Un crâne transpercé d’une épée apparut sur la voûte étoilée. Aucun document n’explique ce signe ; les récits d’une malédiction de l’architecte et de la destruction de la ville relèvent des légendes urbaines.
Une extrémité du passage mène encore aux bureaux du palais de la Généralité de Catalogne, l’autre à la résidence présidentielle officielle, où Macià mourut le matin de Noël mille neuf cent trente-trois.
Sur place
Palau de la Generalitat : visites gratuites sur réservation les deuxièmes et quatrièmes week-ends du mois, sauf en août ; le reste du temps, l’itinéraire se concentre sur les façades et le Carrer del Bisbe.
Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Le palais reste un bâtiment gouvernemental ; comptez donc avant tout sur une visite extérieure. La visite des espaces intérieurs se réserve séparément.
