Étape 5 sur 7

Cathédrale Sainte-Croix-et-Sainte-Eulalie

Catedral de la Santa Creu i Santa Eulàlia

La crypte expliquera comment les restes découverts ont renforcé le siège épiscopal et modifié la dédicace de l’église.

30 min
Façade gothique de la cathédrale à deux tours et rosace à Barcelone
Tony Hisgett from Birmingham, UK · CC BY 2.0; cropped/resized for app
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À remarquer

  • Façade principale de la cathédrale
  • Crypte sous le maître-autel
  • Sarcophage d’albâtre
  • Relief représentant la procession

L’histoire du lieu

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Le nom complet de cet édifice est la cathédrale Sainte-Croix-et-Sainte-Eulalie. C’est ici que se trouve le siège de l’archevêque de Barcelone : le nom catalan « La Seu » signifie précisément le siège épiscopal. La Sainte-Croix désigne la croix sur laquelle, selon la foi chrétienne, Jésus-Christ fut crucifié. Cette dédicace de la cathédrale de Barcelone est attestée dès un document de l’an cinq cent quatre-vingt-dix-neuf. Le nom d’Eulalie s’y ajouta presque trois siècles plus tard, après une décision de l’évêque Frodoï.

Selon la tradition ecclésiastique, sainte Eulalie de Barcelone était une jeune chrétienne de l’époque de l’empereur Dioclétien. Ses parents tentèrent de la retenir chez elle, mais elle se rendit auprès du gouverneur romain Dacien, qui persécutait les chrétiens, exigea la fin des persécutions et refusa de renier sa foi. Elle fut torturée puis exécutée. Son âge — treize ans — et les détails de ses supplices relèvent de la tradition. Les historiens débattent même de l’existence d’une sainte Eulalie de Barcelone distincte : son récit hagiographique ressemble trop à celui, plus ancien, de sainte Eulalie de Mérida. En revanche, le culte local de la martyre barcelonaise est attesté bien avant l’apparition de l’actuel édifice gothique.

Frodoï arriva ici en huit cent soixante et un, sur nomination directe de Charles le Chauve, roi des Francs. Le nouvel évêque cherchait à faire abandonner au clergé local l’ancienne liturgie hispano-wisigothique pour lui faire adopter le rite romain, ou carolingien. Une seule lettre royale ne suffisait pas pour y parvenir. On connaît un prêtre qui administrait les sacrements et percevait la dîme, mais ne reconnaissait pas l’évêque ; Frodoï dut porter ce conflit devant un concile ecclésiastique.

Le différend portait aussi sur des questions très terrestres. Les dépenses de l’évêché étaient couvertes par les terres concédées, une part des droits de marché, des taxes portuaires et des revenus de la frappe monétaire. Frodoï devait prouver que c’était précisément son siège épiscopal qui dirigeait la vie ecclésiale et en gérait les ressources. Les chercheurs relient à cela la recherche des restes d’une martyre locale : il était plus facile d’introduire le nouveau rite au nom d’une sainte que les citadins considéraient comme la leur.

Vers huit cent soixante-dix-huit, Frodoï organisa des fouilles près de l’église Sainte-Marie-des-Sables — « Sainte-Marie sur les sables » — qui se dressait au-delà des remparts, à l’emplacement de l’actuelle Sainte-Marie-de-la-Mer. On y trouva un cercueil de pierre. La tradition ecclésiastique qualifie cette découverte de miraculeuse ; il est impossible d’établir à qui les os appartenaient réellement. L’évêque les proclama reliques de sainte Eulalie de Barcelone et organisa leur transfert solennel ici, dans la cathédrale de la Sainte-Croix de l’époque. Le clergé et les habitants de la ville participaient à la procession.

Pour Frodoï, cette découverte devint la principale confirmation de sa position à Barcelone. Pour sainte Eulalie de Barcelone, elle marqua un nouvel essor du culte : son nom fut ajouté à la dédicace de la cathédrale, et ses restes demeurèrent auprès du siège épiscopal après les reconstructions ultérieures. En mille trois cent trente-neuf, ils furent placés dans un sarcophage d’albâtre, dans la crypte de l’actuel édifice gothique.

La crypte se trouve juste sous le maître-autel. Au revers du sarcophage sont sculptées les recherches de Frodoï et la procession qui porte le corps jusqu’à la cathédrale. Derrière le sarcophage sont conservés l’ancien cercueil de pierre que l’évêque avait emporté de Sainte-Marie-des-Sables, ainsi qu’une inscription de marbre brisée relatant la découverte. Ainsi, le nom de sainte Eulalie de Barcelone n’est pas fixé ici seulement sur une enseigne : ses restes présumés reposent sous le siège de l’archevêque, où Frodoï ordonna de les transférer.

Sur place

Temps sur place30 min
Point suivantLe Barcino souterrain de la Plaça del Rei
Entréesur billet

Lun–Ven 9:30–18:30 (entrée jusqu’à 17:45), sam/veilles de fêtes religieuses 9:30–17:15 (entrée jusqu’à 16:30), dim/fêtes religieuses 14:00–17:00 (entrée jusqu’à 16:30) ; visite culturelle 16 €.

Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

C’est une église en activité : respectez le silence et les exigences vestimentaires. Vérifiez sur place l’accès à la crypte et au cloître.

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Où aller ensuite ?

Contournez la cathédrale par la droite et longez son mur jusqu’à la Plaça del Rei.

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Itinéraire terminé

Promenade terminée

« La vieille ville de Barcelone : de Barcino à Ribera » — 7 étapes, 1,4 km, 2 h.

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