Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Entrée commune
- Rotonde centrale
- Long escalier
L’histoire du lieu
Les casernes turques se trouvaient à cet endroit. La guerre détruisit la plupart des bâtiments, les vestiges furent ensuite démolis et le terrain vacant fut occupé pendant près de vingt ans par le cirque Roncalli. Dans le bâtiment actuel, les collections d’art moderne, de design, d’architecture et d’art graphique sont installées à différents étages. La rotonde de trente mètres les relie à un escalier de près de cent mètres, tandis que chaque domaine est pris en charge par ses propres spécialistes et que les fonds et les expositions restent séparés.
En mille neuf cent quatre-vingt-treize, l’historien de l’art Hartwig Garnerus, qui dirigeait la Fondation Theo Wormland, consacra un million de marks allemands à un musée qui n’existait pas encore. Ce million n’était pas son argent personnel : Garnerus administrait la fondation créée par Theo Wormland, propriétaire d’une chaîne de magasins de vêtements pour hommes et collectionneur. L’argent devait être investi dans un projet dont nul ne garantissait la poursuite.
Après la guerre, les collections munichoises d’art du vingtième siècle, d’art graphique, d’architecture et de design restaient sans foyer permanent commun. La peinture et la sculpture modernes étaient exposées dans l’aile ouest provisoirement aménagée de la Haus der Kunst. L’Architekturmuseum der TUM, fondé dès le dix-neuvième siècle, n’avait même pas ses propres salles d’exposition.
Un terrain fut trouvé ici, à l’emplacement de la caserne turque. La guerre détruisit la plupart de ses bâtiments, les vestiges furent ensuite démolis et le terrain vacant fut occupé pendant près de vingt ans par le cirque Roncalli. En mille neuf cent quatre-vingt-dix, le gouvernement bavarois réserva le terrain aux musées ; deux ans plus tard, le projet de l’architecte munichois Stephan Braunfels fut choisi lors du concours. Les fonctionnaires posèrent ensuite une condition : avant que le Trésor ne finance la construction, des donateurs privés devaient réunir un dixième de la somme totale.
Le premier million de Garnerus transforma cette condition en véritable campagne. En mille neuf cent quatre-vingt-quatorze, il créa avec des personnes partageant ses idées la Fondation Pinakothek der Moderne. Ils recueillirent des fonds auprès des habitants, des entreprises et d’autres fondations. En mille neuf cent quatre-vingt-dix-sept, la caisse contenait vingt millions de marks, soit la part exigée. Le gouvernement bavarois prit en charge les dépenses restantes, et le musée ouvrit en septembre deux mille deux.
Le nom sur la façade désigne à la fois quatre musées indépendants. En haut se trouve la collection d’art moderne, en bas le musée du design ; au premier niveau se trouvent l’Architekturmuseum der TUM et la Staatliche Graphische Sammlung München. Ils n’ont pas été réunis en une seule institution : chacun a conservé ses propres fonds, spécialistes et expositions.
Braunfels les relia par une rotonde centrale de trente mètres et un escalier long d’environ cent mètres. D’ici, les chemins se répartissent à travers les étages vers l’art, l’art graphique, l’architecture et le design. C’est ainsi que s’acheva l’histoire commencée avec le premier million : quatre collections reçurent une entrée commune et une seule rotonde, mais conservèrent quatre noms différents.
Sur place
Étape urbaine du parcours ; si vous prévoyez d’entrer, vérifiez les horaires et les règles de visite sur le site officiel du lieu.
Vérifié : date non indiquée. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Depuis l’extérieur, appréciez l’échelle de ce foyer unique pour quatre collections. L’art, l’art graphique, l’architecture et le design exigent un choix, plutôt qu’une tentative de tout voir d’un coup.
