Étape 8 sur 8

place des Cortes

Plaza de las Cortes / Monumento a Miguel de Cervantes

Le final déplacera le débat sur le droit de vote de la société culturelle vers une salle parlementaire sous les armes.

10 min
Monument à Miguel de Cervantes sur la place des Cortes à Madrid.
Javier Perez Montes · CC BY-SA 4.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
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0 sur 8 terminé

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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Façade à colonnes du Congrès des députés
  • Entrée principale
  • Traces de tirs sur la voûte de la salle
  • Grille de ventilation traversée par une balle dans une vitrine

L’histoire du lieu

Taille du texte

Les colonnes et l’entrée principale mènent au siège du Congrès des députés, l’une des deux chambres du parlement espagnol. C’est ici que sont adoptées les lois, approuvé le budget et contrôlé le travail du gouvernement. Le parlement s’installa sur ce site en mille huit cent trente-quatre, en occupant le monastère du Saint-Esprit ; le bâtiment délabré fut ensuite démoli, et l’actuel palais fut inauguré sous Isabelle II en mille huit cent cinquante.

Le soir du vingt-trois février mille neuf cent quatre-vingt-un, un vote par appel nominal se déroulait derrière les colonnes de cette façade. Les députés décidaient s’ils confieraient à Leopoldo Calvo-Sotelo la formation du gouvernement. Le candidat avait déjà perdu le premier tour : il devait alors obtenir plus de voix « pour » que de voix « contre ».

Ce vote explique le nom de la place. Les Cortes Generales sont le parlement espagnol, composé du Congrès des députés et du Sénat ; c’est ici que siège le Congrès des députés. Les députés adoptent les lois, approuvent le budget, contrôlent le gouvernement et décident qui pourra le diriger. Les parlementaires occupèrent ce site dès mille huit cent trente-quatre, lorsqu’une des chambres fut installée dans le monastère du Saint-Esprit. L’ancien bâtiment fut déclaré dangereux, démoli, puis l’actuel palais fut construit et inauguré sous le règne de la reine Isabelle II, en mille huit cent cinquante.

Pendant le vote, le lieutenant-colonel de la Garde civile espagnole Antonio Tejero fit irruption dans la salle. Il cherchait à provoquer un coup d’État militaire et avait amené avec lui environ deux cents gardes civils armés. Tejero ordonna aux députés de se coucher au sol. Le vice-président du gouvernement Manuel Gutiérrez Mellado, ancien général, s’approcha des assaillants et exigea qu’ils mettent fin à la rébellion. Plusieurs personnes tentèrent de le faire tomber, puis des coups de feu furent tirés au plafond avec des pistolets et des fusils automatiques. Les députés et presque toute la direction du pays furent retenus sous la menace des armes pendant environ seize heures.

Les assaillants comptaient sur le soutien des commandants de l’armée. À Valence, le général Jaime Milans del Bosch fit descendre des chars dans les rues, mais la majorité des régions militaires ne se joignit pas au coup d’État. Dans la nuit, le roi Juan Carlos Ier, en tant que commandant en chef des forces armées, exigea de l’armée qu’elle respecte la Constitution. Le matin, Tejero se rendit et la salle fut libérée.

Le surlendemain, les députés revinrent aux mêmes sièges et achevèrent la procédure interrompue. Calvo-Sotelo obtint la confiance du Congrès des députés et devint président du gouvernement. Tejero fut condamné à trente ans de prison et exclu de la Garde civile espagnole.

Des traces de tirs subsistent sur la voûte de la salle. Lorsqu’une grille de ventilation traversée par une balle dut être retirée pendant des travaux, elle fut placée dans une vitrine séparée. Derrière la façade, sur la place des Cortes, les députés continuent de voter dans la chambre dont Tejero tenta d’interrompre la séance par les armes.

Sur place

Temps sur place10 min
Point suivantFin de l’itinéraire
Entréede l’extérieur

Espace urbain ouvert ; choisissez un point d’observation qui ne gêne pas le flux des piétons.

Vérifié : date non indiquée. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Observez le Congrès des députés depuis la partie publique autorisée de la place et suivez les consignes de la sécurité ; la visite intérieure exige une préparation distincte.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Terminez la promenade devant le Congrès des députés, là où le droit de parole dut être défendu par tout le parlement.

Étape 8 sur 8Fin de l’itinéraire

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Barrio de las Letras : écrivains, scène et droit de vote » — 8 étapes, environ 1 km, 1,5-2 h.

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