Étape 2 sur 8

Site du château de Königsberg et de l’ancienne Maison des Soviets

Кёнигсбергский замок / Дом Советов

Cet espace vide montrera comment deux édifices disparus d’époques différentes ont laissé au centre une adresse du pouvoir sans bâtiment.

25 min
Démolition des étages supérieurs de la Maison des Soviets à Kaliningrad en octobre 2023
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0 sur 8 terminé

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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • L’esplanade ouverte
  • La clôture des fouilles conservées
  • Le tracé de la perspective Lénine
  • La rive de la Pregolia

L’histoire du lieu

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Le mot « Royal » associé à ce site est plus ancien que le royaume de Prusse. La forteresse, fondée par l’ordre Teutonique en mille deux cent cinquante-cinq, fut appelée Königsberg, « montagne royale », en l’honneur du roi tchèque Ottokar II de Bohême. Il participa à la campagne de l’ordre sur les terres des Prussiens et aida les chevaliers à s’établir près de la Pregolia.

Quatre siècles et demi plus tard, une autre raison, cette fois littérale, d’appeler le château royal apparut ici. Frédéric Ier de Prusse, électeur de Brandebourg et duc de Prusse, décida d’obtenir une couronne. Un électeur était un prince allemand ayant le droit de participer à l’élection de l’empereur. Frédéric administrait déjà plusieurs terres dispersées, y percevait des impôts et entretenait une armée, mais il restait inférieur aux rois aux yeux des cours européennes. Les autres monarques auraient tout simplement pu ne pas reconnaître un titre qu’il se serait attribué de son propre chef.

L’empereur Léopold Ier lui offrit une occasion. Il avait besoin d’alliés pour la guerre de Succession d’Espagne qui approchait. En novembre mille sept cents, les parties conclurent un traité : l’empereur reconnaîtrait la future couronne de Frédéric, et celui-ci lui enverrait huit mille soldats.

Il restait à trouver un lieu où le traité pourrait devenir un couronnement. En Brandebourg, Frédéric se trouvait à l’intérieur du Saint-Empire romain germanique et ne pouvait déclarer sa principauté royaume. Le duché de Prusse se situait hors de ses frontières, et Frédéric y était considéré comme un souverain indépendant. C’est pourquoi il se rendit non pas à Berlin, mais à Königsberg, capitale prussienne et ville où il était né.

Même le titre devait être choisi avec prudence. Une partie de la Prusse historique appartenait au roi de Pologne ; Frédéric se nomma donc « roi en Prusse », et non « roi de Prusse ». Cette seule lettre indiquait la limite de l’accord.

Le matin du dix-huit janvier mille sept cent un, un trône fut installé dans la salle du château. Frédéric entra coiffé de la couronne qu’il s’était lui-même posée sur la tête, prit le sceptre et reçut le serment des courtisans. Il couronna ensuite lui-même son épouse. Ce n’est qu’après cela que les époux se rendirent dans l’église du château, où deux évêques spécialement désignés procédèrent à l’onction. Frédéric ne reçut donc pas la couronne devant l’autel : il arriva à l’église déjà roi. Il montrait ainsi que le clergé consacrait un fait accompli, mais ne lui conférait pas le titre.

L’empereur tint sa promesse et reconnut Frédéric Ier de Prusse comme roi en Prusse. L’épouse de l’électeur devint reine, et leur fils hérita plus tard du nouveau titre. De son côté, Frédéric remit les huit mille soldats convenus ; pendant la guerre, ils furent envoyés sur le Bas-Rhin.

L’église du château se trouvait dans l’aile ouest du complexe. La Maison des Soviets commença à être construite en mille neuf cent soixante-dix, à l’est de la partie principale du château, au-dessus d’une portion des anciennes douves. Son nom désignait un bâtiment destiné aux institutions régionales : le comité régional du parti et le comité exécutif du Soviet régional devaient y être transférés. Les fonctionnaires n’y commencèrent jamais à travailler : le bâtiment ne fut pas mis en service. Sa partie hors sol fut démontée en deux mille vingt-quatre ; les fondations restantes sous terre sont actuellement démantelées.

Il ne reste rien non plus du château au-dessus du sol. Les fragments de fondations mis au jour par les archéologues sont conservés et fermés à la visite. En revanche, les objets du couronnement de mille sept cent un ont été conservés : les armatures des deux couronnes, le sceptre et le globe impérial se trouvent au palais de Charlottenbourg, à Berlin. Ici subsiste l’adresse de la salle où Frédéric posa lui-même la couronne sur sa tête.

Sur place

Temps sur place25 min
Point suivantLe Vityaz et le quai de la flotte historique
Entréedepuis l’extérieur, sur le trottoir public

La vue depuis les trottoirs publics est accessible en permanence ; le site lui-même est clôturé, et le régime des travaux change.

Vérifié : date non indiquée. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Écoutez depuis la zone publique accessible. Ne franchissez pas les clôtures et n’essayez pas de vous approcher des fouilles ou des zones de travaux pour mieux voir.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Descendez de l’ancien centre du pouvoir vers le fleuve et suivez la rive jusqu’au navire-musée.

Étape 2 sur 8Ensuite : Le Vityaz et le quai de la flotte historique

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Les traces de Königsberg à Kaliningrad : de la Porte Royale à la porte de Friedrichsburg » — 8 étapes, environ 6,7 km, 4 h 30 min.

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