Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Rochers du sommet
- Rocher du Chaman
- Source de l’Angara
- Rive opposée
L’histoire du lieu
La Pierre Tcherski est le nom de l’ensemble du sommet qui domine Listvianka. À une altitude de sept cent vingt-huit mètres, une plateforme d’observation a été aménagée : d’ici, on voit la cuvette méridionale du lac Baïkal, la source de l’Angara, le rocher du Chaman et la rive opposée près de Port Baïkal.
Dans les écrits géologiques du dix-neuvième siècle, cette montagne est encore appelée Pierre Blanche. Jan Czerski, appelé en Russie Jan Czerski, y travailla : il était employé du Musée régional d’Irkoutsk et géologue, et s’efforçait d’obtenir une description systématique des rives du lac Baïkal.
Il n’avait pas de chaire de professeur. À dix-huit ans, Czerski participa à l’insurrection de mille huit cent soixante-trois, fut privé de son titre de noblesse et de ses biens, puis envoyé en Sibérie comme simple soldat, sans date de retour fixée. Après avoir été libéré du service en raison d’une maladie, il ne fut longtemps pas autorisé à étudier à l’université. La Société géographique russe obtint son transfert à Irkoutsk. Là, Czerski gagnait sa vie en exerçant simultanément trois fonctions : employé aux écritures, bibliothécaire et conservateur des collections du musée.
En mille huit cent soixante-dix-huit, lors de la deuxième saison de recherches sur le Baïkal, il étudia les roches près de la source de l’Angara. Sur la Pierre Blanche, Czerski compara l’affleurement rocheux sous ses pieds au rocher du Chaman, au milieu de la source, et aux roches de la rive gauche. Il les rattacha à une même formation géologique et nota comment la même couche se prolongeait dans les vallées de Listvianka. La vue panoramique pour laquelle on monte désormais ici lui permit de relier des affleurements isolés des deux côtés du fleuve.
Il fallut ensuite vérifier cette méthode sur l’ensemble du lac. Lors de la première saison, Czerski disposait de deux chevaux, de deux ouvriers et d’une réserve d’outils. Il acheta ensuite une petite embarcation et prenait souvent lui-même les rames. En quatre saisons de terrain, le géologue explora près de mille neuf cents kilomètres de bande littorale, entra dans les embouchures des rivières, réalisa des coupes et reporta les roches sur une carte. Ses premiers résultats lui valurent la petite médaille d’or de la Société géographique russe. En mille huit cent quatre-vingt-six, son grand rapport, accompagné d’une carte géologique détaillée du lac Baïkal, parut à Irkoutsk.
Au cours de la première moitié du vingtième siècle, l’ancienne Pierre Blanche reçut le nom de famille de l’explorateur. Depuis la plateforme actuelle, on voit toujours trois points de son relevé : les rochers du sommet, le rocher du Chaman dans la source et la rive opposée de l’Angara.
Sur place
Lun 10:00–20:00; mar 12:00–20:00; premier mardi du mois 16:00–20:00; mer—jeu 10:00–20:00; ven—sam 10:00–21:00; dim 10:00–20:00. Dernière montée — 15 minutes avant la fermeture. Ne fonctionne pas en dessous de −25 degrés et par vent de 10–15 m/s.
Vérifié : date non indiquée. Vérifiez la source officielle avant votre visite.La plateforme ouverte peut être venteuse, et les repères éloignés dépendent de la visibilité. Trouvez d’abord la source en contrebas, puis déplacez successivement votre regard vers la rive opposée et les montagnes.
