Étape 6 sur 7

Albert Cuypmarkt

Albert Cuypmarkt

Le marché donnera une dimension humaine à l’histoire : une prestation d’enfant deviendra une chance qui portera ses fruits bien des années plus tard.

20 min
Photo en noir et blanc de l’animé Albert Cuypmarkt, avec des rangées de stands et des passants.
Eric Koch / Anefo · CC0 1.0 Universal; cropped/resized for app
1234567

0 sur 7 terminé

Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Statue de bronze du chanteur
  • Microphone
  • Étals du marché
  • Angle de l’Eerste Sweelinckstraat

L’histoire du lieu

Taille du texte

Le marché occupe une large rue dans un quartier résidentiel où les petits commerçants n’avaient autrefois pas de place permanente. Ils arrivaient ici avec des charrettes en bois, étalaient leurs marchandises devant les maisons et, à la demande de la police, devaient sans cesse avancer. Plus tard, la ville leur attribua ce tronçon de l’Albert Cuypstraat, et le commerce devint une activité diurne presque toute la semaine. Le matin, les étals remplissent la rue et, après la fermeture, elle reprend sa vie urbaine ordinaire.

À l’angle de l’Eerste Sweelinckstraat se dresse un chanteur de bronze avec un microphone : André Hazes, l’un des interprètes les plus connus de la chanson urbaine néerlandaise. L’emplacement du monument a été choisi à l’adresse exacte de la première chance qu’Hazes reçut alors qu’il était encore enfant.

Le nom du marché est apparu bien plus tôt. Les nouvelles rues du quartier portaient des noms de peintres néerlandais ; celle-ci fut dédiée à Albert Cuyp, paysagiste du dix-septième siècle originaire de Dordrecht. Le marché a hérité du nom de la rue.

Ce sont les marchands ambulants qui ont apporté le commerce ici. Vers mille neuf cent, environ cinquante mille personnes vivaient déjà dans ce quartier en pleine urbanisation. Les vendeurs munis de charrettes en bois se rassemblaient sur la large Albert Cuypstraat : il y avait là suffisamment de clients et de place pour les marchandises. Les marchands ambulants n’avaient le droit de s’arrêter que le temps de vendre ; les policiers les obligeaient donc sans cesse à avancer. Le sept juillet mille neuf cent cinq, la ville leur attribua un emplacement permanent dans la rue. Sept ans plus tard, le commerce fut autorisé en journée six jours par semaine. C’est ainsi que s’établit l’organisation qui perdure aujourd’hui : le matin, les vendeurs occupent la rue, puis, après la fermeture, ils retirent leurs étals.

Le jour de la Libération de mille neuf cent cinquante-neuf, André Hazes chantait près de l’un de ces étals. Il n’avait pas encore huit ans. Le père d’André lavait des vitres et faisait vivre une famille nombreuse, tandis que le garçon savait déjà gagner de l’argent en chantant parmi les clients. Plus tard, la scène fut racontée ainsi : il avait besoin des pièces pour offrir un cadeau à sa mère, dont l’anniversaire tombait le lendemain.

Parmi les passants se trouvait Johnny Kraaykamp, un comique populaire qui avait sa propre émission de télévision. Il entendit le garçon et lui proposa de l’emmener en studio. La même année, Hazes chanta Piove à l’antenne, puis enregistra deux disques : Droomschip et Juanita.

Il ne devint pas une vedette enfant. Les disques ne rencontrèrent pas le succès, ses autres prestations furent limitées en raison de son âge et, après l’école, Hazes gagna sa vie comme ramoneur, vendeur au marché et barman. Il continua à chanter derrière le comptoir. En mille neuf cent soixante-seize, le chanteur Willy Alberti l’aida à enregistrer Eenzame Kerst ; ce disque devint le premier succès d’Hazes et lui donna enfin le métier vers lequel Johnny Kraaykamp l’avait poussé sur le marché dix-sept ans plus tôt.

La caisse à fruits et l’étal près desquels le garçon chantait n’ont pas été conservés. Le vingt-trois septembre deux mille cinq, exactement un an après la mort d’Hazes, sa veuve, ses enfants et Johnny Kraaykamp, alors âgé, inaugurèrent une statue de bronze à l’angle du marché. Kraaykamp avait pour la première fois conduit André d’ici vers les spectateurs et, quarante-six ans plus tard, participa à son retour dans cette même rue.

Sur place

Temps sur place20 min
Point suivantSarphatipark
Entréesur place

Site officiel du marché : lun-sam 09:30-17:00, dim fermé ; I amsterdam peut indiquer 09:00-18:00.

Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Ne bloquez pas le passage des clients et des vendeurs, et écoutez à l’écart des files d’attente. Si le marché est terminé ou n’a pas lieu, observez la rue elle-même et le monument.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Parcourez le marché jusqu’au bout du tronçon puis tournez vers le parc.

Étape 6 sur 7Ensuite : Sarphatipark

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« De Museumplein à De Pijp : culture et vie urbaine » — 7 étapes, 3 km, 2–3 heures.

Sans App Store ni Google Play

Installer Guide On Map comme application

Une icône apparaîtra sur l’écran d’accueil et le site s’ouvrira sans l’interface du navigateur.

Android · Chrome
  1. Si « Installer maintenant » apparaît, touchez-le puis confirmez.
  2. Sinon : menu ⋮ → « Installer l’application ».
iPhone · Safari
  1. Touchez le bouton « Partager » en bas de Safari.
  2. Choisissez « Sur l’écran d’accueil », puis « Ajouter ».
Icône sur l’écranMode plein écranItinéraires hors ligneProgression de la promenade