Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Maison n° 38
- Plaques de rue
- Anciennes portes
- Chemin vers le centre de Coyoacán
L’histoire du lieu
L’avenue porte le nom d’un homme qui a vécu ici, dans la maison numéro trente-huit, pendant plus de quarante ans. Francisco de Paula Sosa Escalante était journaliste, historien et biographe. Dans sa jeunesse, il fonda une revue à Mérida et y publia des articles contre l’administration locale. Pour ces publications, il fut envoyé à la forteresse-prison de San Juan de Ulúa. Francisco de Paula Sosa Escalante risquait sa liberté précisément par le moyen dont il tirait ses revenus : ses textes de presse. Après sa libération, il s’installa dans la capitale, continua d’écrire et entra dans la fonction publique.
La route s’appelait alors Calle Real de Santa Catarina, la rue Royale de Sainte-Catherine. Elle avait été tracée dès le seizième siècle comme itinéraire entre le centre de Coyoacán et San Ángel. Francisco de Paula Sosa Escalante y acquit une maison et y aménagea son cabinet de travail. Le soir, des écrivains, des historiens et des journalistes venaient chez lui ; ses connaissances appelaient ces réunions les « Athènes mexicaines ». Derrière des portes closes, on discutait de livres, d’histoire et de nouvelles publications.
Francisco de Paula Sosa Escalante occupa le poste de préfet politique de Coyoacán : c’est ainsi qu’on appelait le chef de l’administration du district. En mille huit cent quatre-vingt-dix, il publia le premier essai historique distinct sur Coyoacán. Le lieu qu’il administrait et où il vivait devint le sujet de son livre. Avant cela, il fallait reconstituer le passé de l’ancien village à partir de chroniques et de documents dispersés ; désormais, Coyoacán avait sa propre histoire imprimée.
Francisco de Paula Sosa Escalante mourut dans sa maison le neuf février mille neuf cent vingt-cinq. Plus tard, l’ancienne rue Royale fut nommée en son honneur. La maison numéro trente-huit est conservée, et l’ancien chemin vers San Ángel passe toujours devant elle. Le nom inscrit sur les plaques de rue commence à une adresse précise, où un ancien prisonnier écrivit l’histoire du lieu devenu sa maison.
Sur place
Rue ouverte ; vérifiez séparément les différents sites sur le parcours
Vérifié : date non indiquée. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Écoutez à l’écart de la chaussée et ne regardez pas derrière les clôtures privées. La rue est résidentielle ; observez donc les maisons depuis l’espace accessible au public.
