Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Les deux niveaux du belvédère
- Les eucalyptus
- Les trois murs de soutènement en pierre
- Les panneaux d’information
L’histoire du lieu
Au-dessus du quartier de San Blas, des terrasses de pierre forment un belvédère public à deux niveaux. Leur ligne suit les anciennes marches incas du versant, et trois murs de soutènement retiennent la terre sous les eucalyptus. Ici, une parcelle privée est devenue un espace urbain où l’on peut monter pour contempler le panorama de Cuzco. Le nom Qosqo Qhawarina, en quechua, dit la même chose : d’ici, on voit la ville.
Les eucalyptus au-dessus des deux plateformes sont plus anciens que le belvédère public. Ils furent plantés par les enfants et les neveux de la famille Vizcarra Fano, lorsque le versant appartenait à cette famille et qu’une maison privée se trouvait ici. Wilfredo Vizcarra Fano avait reçu la propriété de son père. Plus tard, son épouse, Hilda Becerra, en devint propriétaire ; elle dut défendre le terrain dans un litige contre deux autres prétendants.
À cette époque, le maire Daniel Estrada Pérez réaménageait les rues et les espaces publics de San Blas. Pendant le litige, la municipalité acheta le terrain à Hilda Becerra. De juin mille neuf cent quatre-vingt-douze à février mille neuf cent quatre-vingt-treize, des ouvriers reconstruisirent tout le quartier, y compris ce belvédère. Les deux plateformes reprirent la ligne des anciennes terrasses incas, et trois murs de pierre retinrent le versant. Une propriété privée devint un lieu où tout habitant de la ville pouvait venir.
C’est alors que l’ancien nom du secteur, Qosqo Qhawarina, fut rétabli. En quechua, il signifie « d’où l’on voit Cuzco ». Estrada s’efforçait de faire réemployer les noms andins dans la ville ; ici, le nom choisi décrivait en même temps la fonction du nouveau parc.
Quelques années plus tard, un seul achat ne suffisait pas. La plateforme ne fut plus entretenue, les installations furent endommagées et, au début de deux mille onze, les documents officiels la qualifiaient déjà de foyer de criminalité et de lieu dangereux. Les habitants de San Blas voulaient récupérer leur unique terrasse publique au-dessus du quartier. Leur conseil de voisinage, dirigé par Jesús Maña, obtint l’attribution de plus d’un demi-million de soles pour sa reconstruction.
Après l’annonce des travaux, des personnes se déclarèrent propriétaires du terrain, bien que la parcelle fût municipale depuis environ trente ans. Des annulations et de nouvelles concertations commencèrent. Les revendications furent vérifiées et la construction fut finalement autorisée. De janvier à octobre deux mille onze, des spécialistes municipaux, avec le programme espagnol de coopération, restaurèrent les plateformes, améliorèrent le passage et installèrent des panneaux sur l’histoire de la ville.
Les eucalyptus sont restés des derniers propriétaires privés. Sous eux se trouvent les niveaux de pierre qui furent deux fois l’objet de litiges : d’abord entre les propriétaires du terrain, puis par les habitants qui ne laissèrent pas le belvédère public disparaître de nouveau.
Sur place
Belvédère ouvert ; plus pratique de jour ou au coucher du soleil en raison des escaliers et du faible éclairage nocturne.
Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Approchez-vous du panorama sans vous presser et restez à l’intérieur de la plateforme aménagée ; par mauvaise visibilité, le parc et son histoire conservent l’intérêt de l’arrêt.
